Histoire de Malte
Malte sous la bannière anglaise
Malte sous la bannière anglaise
Malgré le départ des Français, l’archipel n’est pas restitué à l’ordre de Malte. De par le Traité de Paris de 1814, Malte devient officiellement une colonie britannique. Les Maltais deviennent, contre leur gré, des sujets britanniques. Ils conservent néanmoins la religion catholique, maintenue par la Couronne. Avec des bas, les Anglais vont régner un siècle et demi, imposant leur langue et s’accaparant de tout le pouvoir politique et économique. Ils investissent dans le port et développent les chantiers navals. Malte devient une base navale vitale pour le ravitaillement et les installations de Radoub. Durant la Première Guerre mondiale, l’île renoue avec la tradition des chevaliers hospitaliers, devenant un hôpital pour les Alliés, « l’infirmière de la Méditerranée ». Mais des conflits opposent aussi les représentants de la Couronne et les Maltais, notamment au sujet de l’autonomie locale et du statut de la langue maltaise. Plusieurs constitutions sont rédigées. En 1849 et 1887, les Britanniques se voient dans l’obligation de concéder à Malte de nouvelles constitutions augmentant le nombre d’élus maltais au Conseil législatif. En 1921, suite à de violentes émeutes, une nouvelle constitution est rédigée afin d’instaurer un véritable Parlement. Mais face à une agitation croissante de la population, elle est suspendue en 1930. Les différents entre Maltais et Britanniques sont engloutis dans le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale.



